Ecarts de langage
Jean-Luc Mélenchon a souvent des problèmes avec les média. On lui reproche ses déclarations à l’emporte-pièce, son agressivité avec les média. Quand on pose des questions classiques à Mélenchon, il répond posément et c’est d’ailleurs un des hommes politiques au langage le plus riche et le plus châtié. Quand on lui demande pour la 238ème fois s’il votera DSK au deuxième tour, je comprends qu’il s’énerve.
Il y a dans l’entourage immédiat de notre grand leader, des gens qui, sans élever la voix, sans dire de gros mots, énoncent des énormités obscènes.
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Petit cours de com’ à l’attention de Martine Aubry
Lundi 4 avril 2011. Martine Aubry est l’invité du 20H00 de France2 pour parler du projet socialiste qui vient de sortir.
L’extrait est à voir ici (jusqu’à quand ?)
Ce projet contient la proposition suivante :
« Pour une plus juste répartition des richesses au bénéfice des salariés, nous organiserons une conférence salariale annuelle tripartite et engagerons un rattrapage du smic. Nous limiterons les rémunérations abusives : rémunérations variables n’excédant pas la part fixe, écarts de rémunérations de 1 à 20 maximum dans les entreprises à participation publique, présence des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance et les comités des rémunérations. »
Question de Pujadas :
- Si vous êtes au pouvoir, dans 14 mois, vous convoquez Henri Proglio pour EDF ou Carlos Ghosn pour Renault et vous leur dites : « Vous divisez votre salaire par 2 ou 3 sans parler des stock-options ? »
Martine élude :
- Oui, enfin je crois que c’est très symbolique qu’on parle ainsi aux entreprises publiques. Moi, ce que j’ai surtout envie de dire à Carlos Ghosn c’est qu’avec nous, il y aura à nouveau une politique industrielle. On travaillera avec Renault et bla bla bla.
Alors Martine, tu as peur de vexer Carlos Ghosn ? Mais, de toute façon, il ne votera jamais pour toi, même si tu lui doublais son salaire.
Quand on prétend s’adresser aux classes populaires, aux gens qui sont écrasés par la crise, qui voit leur gaz augmenter de 20% en un an, la seule chose qu’il fallait prononcer à ce moment-là c’était un oui ferme et définitif et pas des circonvolutions sur la politique industrielle.
Encore une belle occasion perdue de montrer que le PS est vraiment à gauche, que la connivence avec les puissances d’argent c’est fini.
Jouons au politologue
Peut-on faire mieux pire que les éditocrates qu’on voit à longueur de semaine sur le petit écran, qu’on entend à la radio (les mêmes), qu’on lit dans la presse nationale ou régionale (toujours les mêmes) ?
Petit jeu : en commentaire, donnez des noms.
Essayons-nous donc à l’analyse politique.
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