Le vote utile c’est fini

Le vote utile

Écoutez-les, les éditocrates. Ils n’ont qu’un mot à la bouche : deuxième tour. Comment faire barrage à Marine Le Pen ? Si Marine Le Pen arrive à l’Élysée, ils ont déjà trouvé les fautifs, Hamon et Mélenchon. Pensez, ils ont presque le même programme mais ils ne peuvent pas s’entendre parce qu’ils ont un égo surdimensionné (surtout un, suivez mon regard). Le but de la manœuvre étant que Mélenchon se désiste au profit de Hamon, l’épisode Torreton lors de l’émission politiique de France 2 étant assez révélateur. La grande formation de gauche c’est le PS quand même !

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Les Jours heureux

Les jours heureuxDimanche soir, plutôt que de suivre une morne soirée électorale nous avons regardé le DVD Les jours heureux. Ce film documentaire de de 2013 raconte la genèse du programme du conseil national de la résistance (CNR) qui est à la base de ce que les politiciens actuels appellent le « modèle social français » et que certains aimeraient bien démolir. En vrac : les loi sur la travail (que les socialistes viennent de démolir), les comités d’entreprise, les nationalisations (électricité, gaz, banques) et surtout la sécurité sociale.

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Faites le pont au mois de mai

Fête du travail : les ponts du mois de mai coûtent près d’un milliard d’euros à l’économie française d’après RTL qui prétend tirer ses chiffres de l’INSEE.

Avec trois ponts en mai, l’économie française pourrait perdre 4 milliards d’euros d’après Europe 1 qui a effectué de subtils calculs sur des points de PIB. La somme suppose que tous les Français prennent un pont les vendredi 2 et 9 mai.

Les ponts du mois de mai coûtent 4 milliards à l’économie française (JT de Canal+ du 30 avril). Là, plus de conditionnel. C’est net. En plus, si les deux radios expliquent leur méthode de calcul et donnent leur source à l’INSEE, chez Canal+ on assène les chiffres sans indiquer d’où ils viennent.

La source INSEE, la voici : Les corrections des jours ouvrables dans les comptes trimestriels.

Vous avez tout lu, tout compris ? Bravo ! vous avez bien gagné vos ponts du mois de mai. Je retiens surtout cette phrase dans le document de l’INSEE (page 3) :

Au total, l’effet du calendrier sur la croissance en 2014 serait très légèrement négatif, de l’ordre de -0,01 point (estimation avec un intervalle de confiance à 95 % compris entre -0,10 et +0,08 point).

L’effet du calendrier (donc toute l’année) sur la croissance serait de -0,01% (un dix-millième ‌‍‎‏!) et on se priverait de quelques jours de congé ?

Bon mois de mai plein de viaduc et j’emmerde le PIB, RTL, Europe 1 et Canal+.

 

 

Petit cours de com’ à l’attention de Martine Aubry

Lundi 4 avril 2011. Martine Aubry est l’invité du 20H00 de France2 pour parler du projet socialiste qui vient de sortir.
L’extrait est à voir ici (jusqu’à quand ?)

Ce projet contient la proposition suivante :

« Pour une plus juste répartition des richesses au bénéfice des salariés, nous organiserons une conférence salariale annuelle tripartite et engagerons un rattrapage du smic. Nous limiterons les rémunérations abusives : rémunérations variables n’excédant pas la part fixe, écarts de rémunérations de 1 à 20 maximum dans les entreprises à participation publique, présence des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance et les comités des rémunérations. »

Question de Pujadas :

– Si vous êtes au pouvoir, dans 14 mois, vous convoquez Henri Proglio pour EDF ou Carlos Ghosn pour Renault et vous leur dites : « Vous divisez votre salaire par 2 ou 3 sans parler des stock-options ? »

Martine élude :

– Oui, enfin je crois que c’est très symbolique qu’on parle ainsi aux entreprises publiques. Moi, ce que j’ai surtout envie de dire à Carlos Ghosn c’est qu’avec nous, il y aura à nouveau une politique industrielle. On travaillera avec Renault et bla bla bla.

Alors Martine, tu as peur de vexer Carlos Ghosn ? Mais, de toute façon, il ne votera jamais pour toi, même si tu lui doublais son salaire.
Quand on prétend s’adresser aux classes populaires, aux gens qui sont écrasés par la crise, qui voit leur gaz augmenter de 20% en un an, la seule chose qu’il fallait prononcer à ce moment-là c’était un oui ferme et définitif et pas des circonvolutions sur la politique industrielle.

Encore une belle occasion perdue de montrer que le PS est vraiment à gauche, que la connivence avec les puissances d’argent c’est fini.