Impressions marocaines III : le ramadan

Après le sud berbère et Marrakech, les villes de la côte et du nord. Si Casablanca ne présente pas beaucoup d’intérêt, Rabat et Fès sont des villes charmantes.

Les tanneries de Fès

Le ramadan

Voyager au Maroc pendant le ramadan est une expérience particulière. Rappelons que les musulmans ne peuvent ni boire, ni manger entre le lever et le coucher du soleil. Ce qui rend la journée de travail plutôt difficile. Nous avons pu le constater pendant notre randonnée dans l’Atlas. A partir de 15h00 on ne voyait plus personne dans les champs, même si notre guide et notre cuisinier continuaient à s’occuper de nous.

Dans les villes et villages impossible de manger au restaurant avant 20h00 et la rupture du jeûne du personnel. Sauf dans les villes touristiques bien sûr. Nous avons été invités pour cette rupture du jeûne (le « ftour ») dans la famille berbère où nous logions lors de la randonnée, ce qui nous a beaucoup honoré.

En revanche, dans une ville portuaire nommée El Jadida, notre chambre donnait sur une ruelle où nous avons du subir un ramdam terrible toute la nuit. Notre logeur nous expliqua que c’était le ramadan, que les gens faisaient la fête toute la nuit. Effectivement nous avons pu constater que pour beaucoup de Marocains le ramadan était une inversion du mode de vie : dormir le jour et vivre la nuit (faire la fête) mais pour ceux qui ont un emploi ferme c’est comme pour les musulmans vivant en Europe : continuer à travailler normalement le ventre vide.

Sans vouloir faire l’exégèse du Coran que je ne connais pas, il me semble qu’il y a là deux significations très différentes du ramadan.

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