Partez realiser vos reves aux Etats-Unis

Voici le message que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres aujourd’hui (les accents ont été oubliés dans le titre pour éviter tous les problèmes d’affichage du texte qui pourraient en résulter) :

Immigrant Song

Je suis assez flatté que les puissants États-Unis aient pensé à moi pour devenir an american.

Ce qui m’inquiète, en revanche, c’est la suite du message :

usa2

Faut payer pour être américain ?

Essayons ! Je suis alors redirigé vers le formulaire d’un organisme (d’une société ?) nommé USAFIS qui, contre espèces sonnantes et trébuchantes (170 €), propose de m’inscrire à cette fameuse loterie.

Comme j’aime bien fouiner un peu, j’ai assez vite trouvé la page du gouvernement américain qui explique que la campagne de candidatures pour 2014 a eu lieu entre le 2 octobre et le 3 novembre 2012. Le gouvernement américain prévient également qu’il y a de nombreuses arnaques et que les inscriptions se font bien sûr gratuitement sur le site du Département d’état.

Je suis triste. moi qui pensais que j’avais personnellement été sélectionné par Michelle Obama.

Antelope Canyon

Antelope CanyonAntelope Canyon est un canyon sculpté par le vent et l’eau. Le fond du canyon – qui laisse passer une seule personne de front – est environ à 10 m du sommet.

Les couleurs bleutées de la roche n’apparaissent que sur les photos. A l’oeil nu, Antelope Canyon a sa couleur naturelle, celle du grès rose.

Le canyon se trouve près de Page en Arizona, en pleine réserve Navajo.

Photo prise le 13/09/2010 à 13:05

Impressions de voyage III

Les Cajuns et les Alsaciens

Nous avons passé un certain temps à discuter avec Monsieur Fonteneaux, le violoniste Cajun. Comme il a 87 ans, il se rappelle l’époque où le français était interdit à l’école et dans les lieux publics.

En effet, jusqu’en 1915, la Louisiane était très majoritairement francophone. Comme cela déplaisait aux autorités anglophones de l’état, il a été inscrit dans la constitution de l’état que l’anglais était la seule langue officielle de la Louisiane. Et on punit notamment les enfants qui avaient le malheur de parler français dans la cour de récréation. En 1968, une loi fédérale anti-discrimination fit en sorte qu’on ne put plus pourchasser ainsi des langues minoritaires. On fit alors des programmes scolaires d’apprentissage du français mais comme la langue avait quasi disparu de la vie courante, cela ne donna pas grand-chose.

En Alsace, cela rappellera peut-être quelque chose à ceux qui ont connu les années soixante à l’école primaire.

La Vegas, ah Las Vegas !

Le royaume du faux et du kistch. Ces magnifiques tour Eiffel, sphinx, châteaux du roi Arthur, bateaux pirates. Se promener dans une Venise de pacotille, avec un ciel éternellement bleu (de jour comme de nuit).

Pour des Européens habitués au vrai, ça peut prêter à sourire. Mais honnêtement, pour un habitant de Los Angeles ou de Phoenix, la promenade en gondole reviendra moins cher à Las Vegas qu’à Venise.

Et si l’apparence est celle du kitsch, l’efficacité est au rendez-vous. On se gare très facilement à Las Vegas (Venise, je vous laisse deviner !), on se déplace très facilement. Il y a énormément de monde mais jamais de stress.

La pizza est excellente, le jambon et le fromage viennent vraiment de Parme, l’huile d’olive est très fruitée pour un prix bien inférieur à Venise.

Impressions de voyage II

L’esclavage

On connaît bien l’esclavage aux États-Unis, mais celui-ci ne représenta que 6% de l’ensemble de « l’importation » d’esclaves à partir de l’Afrique. Les Français arrivent largement en tête avec 23% pour les Antilles. Il est vrai que les Américains rachetaient des esclaves aux Français.

L’Amérique rurale et la voiture

PickupTruckLafayette, Louisiane. La capitale du pays Cajun est une ville de 10 500 habitants. Pourtant elle occupe au moins dix fois plus de surface qu’une ville équivalente en France (par exemple Obernai). En effet, autour de chaque maison, il y a au moins 20 ares de gazon et pourtant certaines maisons sont seulement des wagons à peine plus grands qu’un mobile home européen.

Il n’y a pas vraiment de centre ville. La banque est un bâtiment de plain pied avec du gazon et un parking autour. Idem pour le magasin de légume, le supermarché, la pharmacie, etc. Il est donc impossible de faire ses courses à pied.

Pour un américain, hors des grandes villes, la voiture est absolument indispensable ! Impossible de faire des courses ou de travailler sans voiture. Pour Monsieur ce sera donc un pickup truck avec 4 ou 6 roues motrices et pour Madame un 4X4 à peine plus petit mais fermé, avec beaucoup de sièges pour transporter la marmaille.

Comme tous les véhicules qu’on voit sur la route consomme entre 15 et 30 litres au cent (sauf les voitures de location des touristes), il est facile de comprendre que les Américains ont besoin d’une essence pas chère (2,42 $ le gallon, c-à-d. 0,52 € le litre).

Comment sont les Américains

Ça se confirme. Les Américains sont affables, serviables, avec à la Nouvelle Orléans une jovialité toute méridionale.

Impressions de voyage

L’argent

Les pièces d’un dollar existent mais en quatre jours je n’en ai pas vu une seule. Il y a des pièces de quarter (1/4 de dollar) et des plus petites, par exemple 5 cents qu’on vous rend à l’occasion, mais je serais bien en peine de savoir comment s’en resservir, à part en accumuler assez pour faire un dollar.

Donc, on n’utilise quasiment que des billets. Un après-midi, je me suis offert une glace que j’ai payé avec quatre billets d’un dollar. Ça donne l’impression d’être riche.

Les prix sont en général indiqués hors taxes. Donc, quand vous achetez un hotdog, absolument infect d’ailleurs, affiché à deux dollars, on vous réclame 2,18 $, et vous vous retrouvez avec les fameuses petites pièces qui ne servent à rien.

La vie en commun

Si dans les rues, les transports en commun, en France on rencontre des gens incivils (portables à fond, pieds sur les banquettes, agressivité, voire pire), rien de cela à New York. Les gens, autour de vous, sont calmes, polis. Au moindre effleurement, on s’excuse avec empressement. Quand les gens remarquent que vous êtes étranger, on s’empresse de vous aider. Un jeune, voyant que nous étions un couple, mais assis loin de l’autre a changé de place pour nous permettre d’être ensemble. A vérifier dans les autres villes.

La nourriture

Les Américains mangent n’importe quoi, n’importe quand, n’importe où. Il y a des choses qu’on ne fait pas dans la rue, comme boire de l’alcool, d’où l’absence de terrasses de bistrot, en dehors de Little Italy ou Greenwich Village. En revanche, achetez vous un infâme hamburger, asseyez-vous n’importe où (parvis d’église, rebord de fontaine), faites dégouliner la sauce sur le trottoir, ça, c’est permis.

Vous pouvez passer aussi devant les restaurants à n’importe quelle heure (fastfood ou bon restaurant), il y aura toujours des gens en train de manger.

Hotdog