Brigitte Klinkert au gouvernement (selon la presse locale)

La présidente du département du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert a été nommée au gouvernement de Jean Castex ce lundi 6 juillet comme ministre déléguée en charge de l’insertion à la surprise de tout le monde.

Si la plupart des média régionaux se félicitent de cette nomination, la palme du chauvinisme revenant une fois de plus aux Dernières Nouvelles d’Alsace, les raisons de cette nomination sont plus difficiles à cerner.

Ces mêmes DNA se gardent bien de préciser la principale raison de ce choix inattendu. S’il est brièvement évoqué sur le site de France bleue Alsace et France3 Alsace, il faut s’informer auprès de médias indépendants pour connaître la raison de ce choix.

Sur l’insertion, Brigitte Klinkert a validé dans le Haut-Rhin l’expérimentation du bénévolat contre le versement du Revenu de solidarité active (RSA), une mesure très controversée qui voulait conditionner l’aide sociale à une contrepartie de la part des bénéficiaires. Finalement, le bénévolat doit être volontaire. En 2019, 1 200 personnes ont accepté un travail bénévole sur les 18 000 bénéficiaires.
Rue89Strasbourg

Le Haut-Rhin s’est en effet illustré ces dernières années pour avoir mené bataille afin de rendre obligatoires des heures de bénévolat pour les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), un projet qui faisait pourtant craindre le pire au secteur associatif. Le choix de Brigitte Klinkert n’est pas anodin, puisqu’elle participera à la réforme des minima sociaux, si celle-ci ne connaît pas le même destin que celle des retraites, en sursis.
Médiapart

Précisons que l’idée du « bénévolat obligatoire » n’est pas de Brigitte Klinkert mais de son prédécesseur à la tête du département Éric Straumann. Après rectification par le Conseil d’État, le département dirigé par Madame Klinkert peut demander du bénévolat aux bénéficiaires du RSA mais il ne saurait être obligatoire.

Pour un président qui trouve « qu’on dépense un pognon de dingue » en aides sociales, il fallait quelqu’un comme ça au gouvernement.

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