Intox : cette fois c’est Libé

Qu’est devenu le Libé de July, des idéaux de mai 68 ? Un news aussi inféodé aux médiacrates que le reste de la presse. Sujet de mon ire ? Couverture de Libération le 20/06/2011 : Primaire écologiste : L’avance de M. Hulot.

Difficile de faire plus malhonnête.

Ce sujet est l’évènement du jour : 3 pages en plus de la couverture.

Hulot et Joly

Première question : en quoi est-ce un évènement le 20 juin ? Le premier tour se déroule du 15 au 23 juin. L’évènement, le 20 c’est le sondage bidon de Libé ?

Chapeau la rigueur statistique !
Ça démarre par un chapeau formel dans ses conclusions :

L’ancien animateur a pris une longueur d’avance sur sa rivale, en vue de la primaire écologiste, selon notre sondage Viavoice.

Comment Libération sait ça ? Il y a 33 000 personnes qui se sont inscrites pour voter à la primaire écologiste et, sauf irrégularité grossière, personne ne sait le 20 juin qui est devant. Ah ! mais Libé a interrogé un échantillon représentatif de 133 sympathisants écologistes. Quelle rigueur statistique ! 133 ! Il y en a actuellement 33 000 qui votent.

Noyons le poisson : Dans son article Pascal Virot nous explique que Nicolas Hulot « cartonne chez les plus jeunes (entre 58,2% et 60%), chez les moins de 49 ans, les employés (64%), à gauche (52,9%) comme à droite (55,7%) ».
52,9% ! tu parles d’un carton. Et chez les femmes, chez les agriculteurs ? Combien il cartonne ? En réalité l’article et le sondage n’ont qu’un intérêt : Pouvoir faire un gros titre sur l’avance de M. Hulot.
On joint à l’article un interview des deux protagonistes où on n’apprend rien sinon qu’on leur demande une fois de plus de se positionner l’un par rapport à l’autre.

N’oublions pas l’éditorial de Nicolas Demorand où on apprend que « Foncièrement parlementaristes et rétifs à l’idée de l’homme ou de la femme providentiels, les écologistes critiquent l’hyper-personnalisation du scrutin, l’enflure des égos et le marathon médiatique qu’il suscite, les déséquilibres et apories démocratiques sur lesquels il débouche. »
Donc Libé se charge de leur en remettre une couche d’hyper-personnalisation.
Ne pas oublier non plus la phrase « Pour se distinguer et montrer qu’ils ne sont pas dupes, ils y présentent des candidats ne portant ni costume, ni cravate, ni tailleur strict ». Une fois de plus N. Demorand a su voir les vrais enjeux : le costume et la cravate.

Ce que je ne comprends pas : Pourquoi Libération a besoin de soutenir Hulot ? C’est un souhait de l’actionnaire ? C’est une décision du comité de rédaction ? La société des lecteurs de Libération, ça existe toujours ? Qu’en dites-vous ?

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