#JaiLuCharlie

Pauvre Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Maris, Honoré, etc. Cela ne fait que deux jours qu’ils ont été tués par deux crétins. Et le spectacle est déjà affligeant. Pêle-mêle :

  • un défilé de people sur Canal+ ânonnant « Je suis Charlie ». Franchement, qu’est-ce que Michel Drucker a à voir avec l’esprit Charlie ?
  • Les cloches de Notre-Dame qui sonnent hier à midi pour eux, des mécréants comme on n’en fait plus !
  • Et le summum : les partis politiques qui se déchirent pour savoir s’il faut inviter le Front National à la marche de dimanche.

Si cette marche est effectivement organisée par le parti actuellement au pouvoir, on est vraiment très loin de l’esprit Charlie Hebdo. Ce n’est pas aux partis politiques d’organiser une telle marche et d’envoyer des invitations. Et si des gens du FN veulent venir, qu’ils viennent. Mais aucune banderole d’un parti.

Charlei Hebdo

Séquence nostalgie

Charlie Hebdo, je l’ai acheté et lu pendant une bonne trentaine d’années.  Pendant la période historique des années 70 puis pendant les années 1990-2000. J’ai arrêté de lire Charlie en 2008 lors du licenciement de Siné par Philippe Val.Je n’ai jamais été fan de l’humour de Siné, mais le licencier pour antisémitisme, c’était de la pure mauvaise foi. J’étais également allergique à certaines plumes, donneurs de leçon étrangers à l’esprit Charlie des années 70 (Philippe Val lui-même, Caroline Fourest). Philippe Val est parti l’année suivante diriger France Inter où il s’est chargé de licencier Stéphane Guillon et Didier Porte qui déplaisaient à Sarkozy.

Mais j’ai connu Cabu et Gébé avant Charlie Hebdo. A la fin des années 60 j’achetais toutes les semaines Pilote où je dévorais les aventures du grand Duduche et les Dingo Dossiers. En 1967-68, en troisième au collège de Benfeld, j’avais une heure d’étude entre deux heures de cours que j’ai séché pendant toute une année. En début d’heure, je prêtais mon Pilote au pion, je vaquais à mes occupations et en fin d’heure, je venais récupérer mon Pilote.

Et je dois à Hara-Kiri mes premiers émois de gamins. En effet, j’avais un copain qui habitait non loin de chez mes grands-parents (rue du coq, bien sûr), « de Riegel Bernard »,  et son père, un ancien d’Algérie porté sur la bouteille achetait tous les mois Hara-Kiri que nous nous empressions de lui chouraver. Je me rappelle surtout ces impayables romans-photos pleins de poils, de femmes nues. N’oubliez pas qu’il s’agit d’une époque où une speakerine de la télé s’est fait liceznciée parce que sa jupe était trop courte de 10 cm.

Hara-Kiri

 

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