Le cumul c’est nul

Ce qui agite actuellement nombre d’élus socialistes c’est le cumul des mandats. Martine Aubry aimerait que les parlementaires socialistes abandonnent leur mandat exécutif local (maire, président de conseil régional ou général) fin septembre sans attendre la promulgation d’une loi. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça rechigne. Rappelons que les actuels députés s’y étaient engagés par écrit pour avoir l’investiture du PS.

Les arguments varient. Pour les sénateurs, il est tout trouvé : le Sénat est la chambre des collectivités locales, donc un sénateur doit pouvoir garder son mandat local. Exemple : François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat et maire de Dijon.

Du côté des députés, les arguments sont plus vaseux. Exemples :

Sophie Dessus : cela permet de garder des élus qui viennent du terrain, pas seulement des technocrates qui sortent de grandes écoles. Rappelons que Sophie Dessus est la blonde que Chirac draguait chaque fois qu’il allait en Corrèze.

Philippe Plisson : Je suis sur le terrain tout le temps, y compris le week-end. On risque de couper l’élu de sa base. Qu’est-ce qui l’empêche s’il n’a qu’un mandat ?

Mais jamais, au grand jamais aucun ne parle de cumuler les indemnités. Qu’en est-il ?

Un parlementaire touche une indemnité de base de 5 500 €. Il peut cumuler d’autres indemnités jusqu’à 1,5 X cette somme, soit 8 300. Pour ce qui reste il peut pratiquer l’écrêtement, c-à-d reverser le surplus à un autre élu. Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret peut reverser le surplus d’indemnité de maire à sa première adjointe Isabelle Balkany, accessoirement sa femme.

Si on supprime le cumul des mandats, les cumulards passent de 8 300 € à 5 500 € d’indemnités, mais rien à voir avec leur résistance contre ce projet.

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