Chroniques étatsuniennes I

Cette fois-ci ce sera l’ouest américain, la Californie surtout puis, plus tard, le Wyoming pour le parc national de Yellowstone et l’état de Washington.

Grande traversée de l’est de la Californie avec des incursions dans le Nevada. Si la côte a le look ensoleillé et fun qu’on peut voir dans de multiples séries TV (notamment avec des naïades à maillot de bain rouge), l’est de l’état est protégé des pluies océaniques par la Sierra Nevada qui culmine à 4421 m. C’est donc un désert aride qu’on traverse par des highways rectilignes.

Les hommes ont tous une casquette sur la tête et conduisent un pickup.

Avec un peu de chance il y aura une station-service et un dinner.

Vocabulaire

Ne pas confondre un restaurant et un dinner. Un restaurant c’est à peu près comme chez nous. Un dinner (prononcez daïner), c’est un restaurant moins cher avec, au mieux, une toile cirée sur la table, une série de sauces improbables au milieu. Vous serez servi(e) dans des gobelets plastiques pour les boissons et votre repas trônera dans une feuille de papier sulfurisé posée dans un panier en plastique. On vous apportera toujours la note avant que vous ayez songé à la demander.

Mel's Dinner

 

Death Valley

Death Valley est une longue vallée particulièrement chaude et aride. Elle comporte le point le plus bas de l’Amérique du Nord : Badwater (85 m sous le niveau de la mer). La ressemblance avec la Mer Morte et la vallée du Jourdain est frappante. Au Visitor Center de Furnace Creek, il faisait 116° Fahrenheit. Pour savoir combien cela fait en degrés Celsius, retirez 32, multipliez par 5 puis divisez par 9 (47° C).

Le plus beau point de vue de la Valley c’est Zabriskie Point, immortalisé en 1970 par un film de Michelangelo Antonioni. J’avais beaucoup apprécié la musique de Pink Floyd à l’époque, mais je n’ai jamais rien compris au film.

Zabriskie Point

 Yosemite National Park

Époustouflant ! Voir la galerie des photos panoramiques. Cette partie de la Sierra Nevada est un massif granitique semé de pins majestueux et de quelques séquoias. La partie nord est faite de prairies où on s’attend à rencontrer Kevin Costner et le loup avec lequel il aime danser.

Yosemite Valley est une profonde vallée creusée par les glaciers. Des falaises rectilignes de 1000 m de haut.

Crazy SquirrelLes animaux sauvages le sont moins qu’ailleurs. Surtout l’écureuil obèse qui squatte la terrasse de la pizzeria. Je me suis refusé à le photographier. Voici donc son congénère qui grignotait une pomme de pin à l’ombre de Grizzli Giant, un séquoia de 2700 ans.

La notion de parc national n’est pas la même aux États-Unis qu’en France. En France, l’obsession c’est la protection de la nature. On va donc créer les parcs nationaux dans des endroits inaccessibles où le passionné ne pourra se rendre qu’à pied (Mercantour, Vanoise, etc.).

Aux États-Unis c’est un bel endroit où on va créer des routes, des campings, des lodges (pour ceux qui n’aiment pas camper) pour rendre la vie sauvage accessible au plus grand nombre.

Il n’empêche, il suffit de sortir des sentiers les plus courus pour avoir droit au silence et à des rencontres inattendues.

San Francisco

Retour sur la côte. San Francisco, la ville mythique des hippies, du Flower Power. Moi qui ai porté il y a 40 ans des jeans patte d’éléphant avec des tee-shirt tie & dye, j’ai été bien déçu. Ce qu’il en reste : dans le Financial District ils portent la cravate mais pas la veste, quels rebelles ! Sinon, ils portent très souvent un gobelet en carton. Il semble que beaucoup d’Américain(e)s ne puissent pas se déplacer sans une boisson à la main : soda, café (dans ce cas, pas fort du tout mais un demi-litre).

Pour le reste, c’est la ville des États-Unis où je me suis senti le plus « touriste ». Entre les deux heures de queue (que nous n’avons pas faite) pour prendre le câble-car, le Pier 39 et ses otaries puantes, le Fisherman’Wharf et ses attrape-gogos,ça donne envie de fuir. Nous n’avons donc pas vu la maison bleue de Maxime Leforestier dans Lombard Street.

Ce qui fait rêver les San Franciscains
Ce qui fait rêver les San Franciscains

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